Bicentenaire de la naissance du Baron Haussmann

Napoléon III voulait faire de Paris une ville aussi prestigieuse que Londres ; ce sera le point de départ de l'action du nouveau préfet qui va définitivement changer le visage de la capitale française. 

Né à Paris le 27 mars 1809, Georges, Eugène Haussmann, a été préfet dans de nombreuses circonscriptions françaises avant de devenir préfet de la Seine du 23 juin 1853 au 5 janvier 1870. C'est là qu'il va diriger les transformations de Paris sous le Second Empire en élaborant un vaste plan de rénovation inspiré de Londres, reconstruite après l'incendie de 1666, référence en matière d'hygiène et d'urbanisme. Napoléon III voulait faire de Paris une ville aussi prestigieuse que Londres ; ce sera le point de départ de l'action du nouveau préfet.

L'idée maîtresse des travaux est une meilleure circulation de l'air et des hommes, en adéquation avec les théories hygiénistes, héritées des " Lumières " et qui sont alors en plein essor, mais aussi en réaction à l'épidémie de choléra de 1832. Un autre objectif, moins avoué, est de maîtriser d'éventuels soulèvements populaires, en souvenir de ceux de 1830 et 1848. Cette campagne sera intitulée " Paris embellie, Paris agrandie, Paris assainie ".
Haussmann a l'obsession de la ligne droite, ce que l'on a appelé le " culte de l'axe " au XVIIe siècle. Pour cela, il est prêt à amputer des espaces structurants, percer des boulevards et avenues, et il donne ainsi aux Champs-Élysées leur visage d'aujourd'hui.

 

 

 

 

 

 

 

 

Des règlements imposent des normes très strictes quant à la hauteur et au style architectural des édifices. L'immeuble de rapport et l'hôtel particulier s'imposent comme modèles de référence. Les immeubles se ressemblent tous : c'est l'esthétique du rationnel.

Son œuvre n'en reste pas moins contestée à cause des sacrifices qu'elle a entraînés ; en outre, les méthodes employées ne s'encombrent pas des principes démocratiques et les manœuvres financières sont assez douteuses : cet aspect a été particulièrement bien décrit par Émile Zola dans La Curée.

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